Arche de la Gaspésie

Parc national de la Gaspésie - Sophie Paradis

La Gaspésie est non seulement un assemblage de paysages emblématiques pour les QuébécoisEs, c'est aussi une des plus importantes zones de nature sauvage de la grande région des Appalaches.

L’Arche de la Gaspésie se réfère au symbole de « l’arche de Noé ». Avec quatre sommets de plus de 1 000 mètres, bordée par le Saint-Laurent, son golfe et la baie des Chaleurs, cette région joue un rôle de « canot de sauvetage» pour la nature face à des réalités du XXIe siècle telles l’adaptation aux changements climatiques, la fragmentation du territoire et la perte d'habitat dans les forêts de l’est.

Le travail scientifique effectué en concertation avec plusieurs groupes et chapeauté par Deux pays, une forêt (2C1F) a identifié ce grand secteur comme l'un des plus importants pour la faune dans l’écorégion des Appalaches et la survie de certaines espèces telles que le lynx du Canada et la dernière harde de caribou au sud du Saint-Laurent aussi appelé le caribou de la Gaspésie.

Depuis les années 1980, l'industrie du tourisme développe le potentiel de la région par l'intermédiaire de quatre grands parcs: les parcs nationaux de la Gaspésie, de Miguasha, de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé et le parc national du Canada Forillon.


Menaces

Industrie forestière

Comme dans d'autres régions du Québec, le monde forestier est confronté à de graves pertes économiques et l'activité de cette industrie augmente les pressions sur les ressources naturelles. Chaque année, de plus en plus de camions roulent vers les sommets de montagnes gaspésiennes qui ne sont, hélas, pas encore protégés. Cependant, la certification FSC fait tranquillement son chemin auprès des forestières qui prennent conscience de l'importance de répondre à la demande de produits durables et plus verts.

Espèces en péril

L'Arche de la Gaspésie est un projet unique, incontournable et tangible. L'une des espèces en danger de cette région est la population de caribous montagnards (aussi appelés caribous de la Gaspésie), la dernière au sud du Saint-Laurent, et qui vit à l'intérieur et autour du parc national de la Gaspésie. On y retrouve aussi trois des quatre aires de nidifications de l’aigle royal restants au sud du Québec (cette espèce d'aigle vit aussi dans le nord de la province). Un corridor de conservation est aussi nécessaire pour le lynx du Canada pour assurer leur survie non seulement au Québec, mais dans le nord-est américain.

Cette zone est également reconnue internationalement comme destination exceptionnelle de pêche. La présence du saumon atlantique indigène dans les rivières gaspésiennes a donné naissance à une industrie touristique florissante et en quête de milieux encore sauvages.

Le projet de l’Arche de la Gaspésie vise à protéger une des plus importantes zones de nature sauvage dans l’est de l’Amérique du Nord.

Au Québec, trois zones de conservation prioritaires ont été identifiées:

  • Agrandissement du parc national adjacent à la région de la Gaspésie par le biais de nouvelles aires protégées afin d'assurer la protection de la harde de caribous montagnards.
  • Se concentrer sur le bassin de la rivière Restigouche, une importante écorégion ciblée par l'organisme Deux Pays Une Forêt et sur laquelle les sections de la SNAP au Québec et au Nouveau-Brunswick travaillent.
  • De travailler sur la notion de connectivité entre les parcs nationaux de Forillon et de la Gaspésie.